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" L'esprit des 24 Heures " est toujours présent au Mans. La "cérémonie" du pesage des bolides en centre ville du Mans en fait partie. Aux Jacobins, l'ambiance est toujours celle de la fête. Pilotes, mécanos et supporters n'hésitent pas à rajouter leur touche personnelle à cet événement. Chacun peut admirer les monstres rutilants qui bientôt seront lâchés dans l'arène des 24 Heures. Malgré une absence de 15 ans entre 1961 et 1976, le pesage en centre ville est une animation qui rattache le coeur des Manceaux aux 24 Heures. C'est dans cet esprit que les commerçants du quartier Etoile-Saint-Nicolas ont eu l'idée d'un Sunset Boulevard à l'hollywoodienne. De grandes dalles pavent le hall des héros. En 1991, Jean-Pierre Jaussaud, vainqueur au Mans en 1978 et 1980, est le premier élu. Ses empreintes de mains et de pieds sont coulées dans le bronze. Depuis, d'autres grands noms de la course ont eu cet honneur comme Henri Pescarolo (quatre victoires au Mans en 1972,73,74 et 84), le belge Jacky Ickx (recordman avec 6 victoires en 1969,75,76,77,81 et 82) ou le Britannique Derek Bell (5 victoires en 1975,81,82,86 et 87). D'année en année, des plaques sont rajoutées et chaque vainqueur ne peut se soustraire à une nouvelle épreuve, celle du moule en résine. |
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Plus de 200 000 spectateurs en 1999. La cohorte des passionnés de la course fait des 24 Heures La Mèque du sport automobile. Des populaires du Tertre-Rouge aux clubs V.I.P. pour privilégiés, tous ont un point commun, la passion de l'automobile.
Même la langue n'est plus une barrière. Français, Anglais, Allemands, Hollandais, Italiens, Japonais partagent la même opinion : " Ils vont gagner". Le village est le principal point de rencontre. Pendant que les bolides achèvent leurs trains de pneus sur la piste, la nuit naissante s'ouvre sur une atmosphère toute particulière.
Boutiques, bistrots, buvettes, stands de ravitaillement, avec le trio sandwich, saucisse chaude, croque-monsieur, attirent inexorablement ces concurrents pour qui également la course durera 24 heures. Car le vrombissement des moteurs est omniprésent et couvre plus ou moins facilement les nombreuses animations, comme les concerts ou la fête foraine.
Cette dernière offre d'ailleurs un répit tout relatif aux amateurs de sensations fortes. Pour le public, comme pour les pilotes, passer l'épreuve de la nuit, est déjà un exploit.
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