e rouissage. Débutait alors la transformation du chanvre. On procédait au rouissage, macération prolongée dans l'eau afin de faciliter la séparation de l'écorce et de la tige filamenteuse... Les poignées étaient tassées sur une croix de chanvre, constituant une sorte de radeau. Plusieurs rallonges étaient nécessaires pour obtenir la longueur désirée ; plusieurs rangs superposés donnaient l'épaisseur voulue à la tuilée. Pour l'immerger, de grosses pierres étaient placées sur toute la surface. Plusieurs jours devaient s'écouler avant d'obtenir le rouissage convenable. La température de l'eau jouait un grand rôle. L'opération achevée, les pierres étaient enlevées et entassées sur le bord de l'eau.


e routoir. Aujourd'hui encore, vous pouvez découvrir ces pavés qui bordent de banales pièces d'eau, portant témoignage d'une activité révolue, celle des routoirs. Au XIXème siècle, à l'apogée de l'époque chanvrière, devant les véhémentes protestations des riverains au sujet de la pollution des cours d'eau par le rouissage, les pouvoirs publics incitèrent les agriculteurs "à rouir chez eux", d'où la multiplication de ces points d'eau aux abords des fours.