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Fonctionnement et activités

Prospections thématiques et inventaires

Aperçu des milieux naturels du département

Mise à jour : 03.2005


 

Adiantum capillus-veneris L.

Capillaire de Montpellier

 

Adiantacées

Juin-septembre

Protection régionale

Géophyte rhizomateux

Cosmopolite

 

Légende

Cette élégante petite fougère n'avait jamais figuré dans la flore sarthoise jusqu'à ce qu'elle soit découverte en 2001 par B. Tilly, en vallée du Loir, à Vaas. Elle ne subsistait plus dans la région, en l'état actuel des connaissances, que dans une unique station vendéenne. Bien que possédant une vaste répartition mondiale, la Capillaire de Montpellier reste en France une plante méridionale dont l'essentiel des populations se situe dans la moitié sud du pays, exception faite d'une grande partie de l'Auvergne et du Limousin. Ses stations françaises les plus occidentales et les plus septentrionales se retrouvent sur la frange littorale bretonne.

Fuyant le gel, elle apprécie généralement les rochers humides ou suintants, souvent calcaires, les entrées de grottes et les abris sous roche. Ce n'est d'ailleurs qu'à la faveur de conditions bien particulières qu'elle se maintient en Sarthe. La petite population colonise en effet, à l'aplomb d'une maison, une des deux murettes ombragées canalisant un petit ruisseau, juste avant que celui-ci ne s'apprête à passer sous la maison. Moins de dix individus, apparus naturellement selon le propriétaire du site, subsistent donc là en compagnie d'autres fougères, avec un confinement évitant ou limitant l'action du gel. La Capillaire de Montpellier doit son autre nom de Cheveux-de-Vénus à la délicatesse de son limbe vert-clair deux à trois fois divisé, et dont les pinnules, crénelées irrégulièrement à leur extrémité, arborent une forme caractéristique en éventail. Le rachis et les pétioles sont brun-luisant ; quant aux sores, elles occupent une position marginale en bordure des pinnules, protégées par un repli du limbe.