|
Légende
|
Cette
élégante petite fougère n'avait jamais figuré dans la flore sarthoise
jusqu'à ce qu'elle soit découverte en 2001 par B. Tilly, en vallée du Loir,
à Vaas. Elle ne subsistait plus dans la région, en l'état actuel des
connaissances, que dans une unique station vendéenne. Bien que possédant une
vaste répartition mondiale, la Capillaire de Montpellier reste en France une
plante méridionale dont l'essentiel des populations se situe dans la moitié
sud du pays, exception faite d'une grande partie de l'Auvergne et du Limousin.
Ses stations françaises les plus occidentales et les plus septentrionales se
retrouvent sur la frange littorale bretonne. |
|
Fuyant
le gel, elle apprécie généralement les rochers humides ou suintants,
souvent calcaires, les entrées de grottes et les abris sous roche. Ce n'est
d'ailleurs qu'à la faveur de conditions bien particulières qu'elle se
maintient en Sarthe. La petite population colonise en effet, à l'aplomb d'une
maison, une des deux murettes ombragées canalisant un petit ruisseau, juste
avant que celui-ci ne s'apprête à passer sous la maison. Moins de dix
individus, apparus naturellement selon le propriétaire du site, subsistent
donc là en compagnie d'autres fougères, avec un confinement évitant ou
limitant l'action du gel. La Capillaire de Montpellier doit son autre nom de
Cheveux-de-Vénus à la délicatesse de son limbe vert-clair deux à trois
fois divisé, et dont les pinnules, crénelées irrégulièrement à leur extrémité,
arborent une forme caractéristique en éventail. Le rachis et les pétioles
sont brun-luisant ; quant aux sores, elles occupent une position marginale en
bordure des pinnules, protégées par un repli du limbe. |