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Fonctionnement et activités

Prospections thématiques et inventaires

Aperçu des milieux naturels du département

Mise à jour : 03.2005


 

Lythrum borysthenicum (Schrank) Litv.

Lythrum de Borysthène

 

Lythracées

Juin-septembre

Protection régionale

Thérophyte

Méditerranéenne

   

 

Légende

Le Lythrum du Borysthène ou Pourpier du Dniépr était autrefois classé dans le genre très proche Peplis, tout comme l'espèce voisine assez commune chez nous et que l'on appelle le Pourpier d'eau (Lythrum portula). De cet épisode taxonomique, et à cause de son caractère assez polymorphe, il a gardé d'anciens noms dont certains correspondent directement à son anatomie, qu'il s'agisse de Peplis dressé (Peplis erecta), de Peplis à feuilles de nummulaire (Peplis nummulariifolia) ou de Peplis hispidule (Peplis hispidula). Le premier fait allusion au port dressé ou ascendant de la plante, le deuxième évoque la forme de ses feuilles arrondies et presque ovales ; quant au dernier, il se réfère à la pilosité très légère de l'appareil végétatif. 

Nonobstant tous ces critères, le caractère le plus discriminant vis-à-vis du Pourpier d'eau est la forme du réceptacle entourant l'ovaire. Chez le Lythrum du Borysthène, il est élargi à la base et presque aussi long que large. Cette plante méditerranéenne, pionnière des mares temporaires, ne fut signalée qu'une seule fois en Sarthe, par E. Cottereau (1941), aux bords de l'un des étangs du Plateau Calaisien, à Ruillé-sur-Loir (Etang Clair), c'est-à-dire hors de son aire de répartition traditionnelle, dont les limites dans notre région se trouvent en Loire-Atlantique et dans le Maine-et-Loire. Ce dernier, avec la Vendée, accueille d'ailleurs les dernières populations régionales connues. Les prospections menées récemment (CPNS 1997) à l'Etang Clair se sont avérées infructueuses ; il faudrait cependant entreprendre des recherches plus minutieuses sur les quelques étangs de Ruillé, notamment lors d'exondations estivales prononcées.