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Fonctionnement et activités

Prospections thématiques et inventaires

Aperçu des milieux naturels du département

Mise à jour : 03.2005


 

Liparis loeselii (L.) L.C.M. Richard

Liparis de Loesel

 

Orchidacées

Juin-juillet

Protection nationale

 

Circumboréale

    

 

Légende

Le Liparis de Loesel hante l’esprit de tous les botanistes sarthois depuis sa disparition au début des années 1990, peu après sa redécouverte à l’étang de la Guibonnière, à la Flèche, haut lieu de la botanique sarthoise, tombé pourtant dans l'oubli près d'un demi-siècle durant. C’est en 1985 que R. Corillion, L. Faillie et B. Lambert observèrent au sein d’une tourbière neutro-alcaline la dernière population sarthoise de cette espèce désormais éteinte dans notre région. Le Liparis de Loesel, inféodé aux marais alcalins, caractérise les stades pionniers et supporte mal la concurrence interspécifique.  

En grande régression sur l’ensemble du territoire français, il est encore signalé dans une cinquantaine de localités, la Haute-Savoie pouvant s’enorgueillir d’accueillir plus d’une vingtaine de stations. Cette orchidacée "mythique", inscrite en tant qu’espèce prioritaire dans le Livre Rouge de la Flore menacée de France et visée par la Directive communautaire "Habitats, faune, flore" (annexe II), honorait autrefois de sa présence cinq communes sarthoises comme en témoigne un siècle de données bibliographiques, d’Anjubault cité par N. Desportes en 1838 à G. Lemee en 1937. L’étang de la Guibonnière, datant du Moyen-Age, présentait au début des années 1990 une surface d’eau libre considérablement réduite, suite au développement à ses abords de zones tourbeuses en voie de fermeture plus ou moins avancée. Il fut alors totalement réaménagé dans le mépris le plus total des biocénoses exceptionnelles qui en faisaient l'attrait, alors que de simples opérations de gestion auraient suffi au maintien du Liparis et sans doute à la réapparition d’autres espèces remarquables et rarissimes.

 

Cliché : B. TILLY