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Fonctionnement et activités

Prospections thématiques et inventaires

Aperçu des milieux naturels du département

Mise à jour : 03.2005


 

Najas minor All.

Naïade mineure

 

Hydrocharitacées

Juillet-septembre

Protection régionale

Hydrothérophyte radicant

 

Légende

Plante aquatique très fragile et très grêle, toujours profondément submergée, la Petite Naïade ou Caulinie habite les eaux calmes des étangs, des pièces d’eau en tout genre et des rivières dans le monde entier. On la trouve dans une grande partie de la France où elle demeure rare, faisant défaut çà et là, ne s'élevant pas dans les montagnes.                    Morphologiquement proche d’une autre espèce, la Grande Naïade (Najas marina), plus grosse dans toutes ses parties, elle s'en différencie aussi par sa tige lisse, le bord sinué-denté de ses feuilles, comme découpé à l'emporte-pièce, ses feuilles étant par ailleurs linéaires et munies de gaines denticulées.

Jamais signalée en Vendée, elle existe dans les autres départements de la région, où ses populations ne semblent pas menacées, notamment dans le Maine-et-Loire et dans la Mayenne. Selon A. Gentil (1892-1894), reprenant des données de L. Chevallier et de Launay, cette espèce, considérée déjà comme très rare à l'époque, était cantonnée uniquement dans l’extrémité sud-ouest du département (cantons de la Flèche et de Sablé-sur-Sarthe), au sein d'étangs comme celui de la Barbée (Bazouges-sur-le-Loir), ou bien dans le Loir et la Sarthe. Ces données paraissent pourtant bien peu nombreuses et ne proviennent, à l'exception d'une seule, que du même auteur. La plante était elle très rare ou bien L. Chevallier aurait-il été le seul à s'y intéresser ou à la remarquer? Elle n'a fait en tout cas l'objet d'aucune observation depuis lors et semble actuellement ne plus faire partie de notre flore. Il faut sans doute chercher dans la gestion contemporaine des cours d’eau cités ci-avant et de leur bassin versant respectif les causes de sa disparition.