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Fonctionnement et activités

Prospections thématiques et inventaires

Aperçu des milieux naturels du département

Mise à jour : 03.2005


 

Pinguicula vulgaris L.

Grassette vulgaire

 

Lentibulariacées

Avril-mai

Protection régionale

Hémicryptophyte à rosette

Circumboréale

    

 

Légende

La plus rare des deux Grassettes de la flore sarthoise, plus grande dans toutes ses parties que la Grassette du Portugal, montre ses fleurs violettes au sein des tourbières, des marais ou au niveau des suintements (prairies, rochers…), sur substrat proche de la neutralité ou légèrement alcalin, essentiellement en montagne et quelquefois en plaine où elle est devenue très rare. La Sarthe accueille les trois seules stations encore connues de la région car, disparue du Maine-et-Loire, elle n’a jamais été signalée dans les autres départements. Ces populations sont cependant bien relictuelles, comparativement aux données transmises par la littérature ;

il est curieux de noter que pour A. Gentil, cette espèce au bord de l’extinction avait le même indice de rareté (c'est-à-dire peu commun) que sa congénère lusitanienne, qui est, elle, encore bien représentée. C’est dans la vallée du Narais que subsiste l’espèce, avec des effectifs très faibles, dans une prairie tourbeuse aux abords du ruisseau du Pont aux Brebis, à Saint-Mars-d’Outillé (G. Hunault 1982), puis à l’intérieur d’une cladiaie dominant une superbe plaque tourbeuse alcaline bordant le ruisseau de Gardonnière, à Parigné-l’Evêque (B. Tilly 1992), et à plusieurs centaines de mètres de là dans un biotope assez semblable, à Challes (E. Fournier 2000). Au total, les populations sarthoises n'excèdent pas - loin s'en faut - une cinquantaine d'individus pour la plupart peu florifères. En l’absence de mesures de conservation à très court terme, et à moins qu’on ne la redécouvre ailleurs (?), la Grassette vulgaire ne devrait pas tarder à rejoindre la liste des espèces éteintes dans notre département.