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Légende
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La
Linaigrette engainante se distingue des autres linaigrettes sarthoises par la
présence d’un épi unique et par sa souche fibreuse gazonnante, d'où
partent plusieurs tiges réunies en une touffe plus ou moins compacte. Elle
doit son nom aux feuilles supérieures de la tige, réduites ici à des gaines
allongées et renflées. Assez rare en montagne, on la rencontre de moins en
moins en plaine, uniquement ou presque dans la moitié nord du pays, où ses
stations restent isolées et peu nombreuses, avec de larges lacunes. |
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L'état
des populations en Sarthe de cette espèce turficole et héliophile demeure très
préoccupant, celle-ci ayant disparu de la plupart des localités mentionnées
par la littérature, hormis la station de l’étang du Pont aux Brebis, à
Saint-Mars-d’Outillé, retrouvée en 1982 (G. Hunault), où la population,
aujourd'hui très abîmée par quelques chablis, n’excède pas une douzaine
d’individus. Deux populations tout aussi souffreteuses furent ensuite repérées
(E. Fournier 1998-2001), non loin de là, dans la vallée du Narais. C’est
à 500 mètres à peine du circuit automobile des 24 heures du Mans, sur la
commune de Mulsanne, qu’agonise la quatrième station actuellement connue (3
touradons), dans une vieille moliniaie en voie d’assèchement, en partie détruite
par le creusement d'une pièce d'eau (E. Fournier 1998). N. Desportes avait déjà
cité ce taxon dans ce secteur (vaste complexe marécageux des Hunaudières)
dont la configuration a bien changé en un siècle. En l'absence de mesures de
conservation urgentes, la Linaigrette engainante s'achemine vers une
extinction inéluctable. |