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Fonctionnement et activités

Prospections thématiques et inventaires

Aperçu des milieux naturels du département

Mise à jour : 03.2005


 

Antinoria agrostidea (L.) Parl.

Antinorie fausse-agrostide

 

Poacées

Mai-septembre

Protection régionale

Hydrohémicryptophyte, hélophyte

Atlantique

 

Légende

L’aire de répartition de cette Antinorie en France est cantonnée au quart nord-ouest du pays, les flores usuelles la signalant de la Haute-Vienne à la Bretagne, jusqu'à la forêt de Fontainebleau, avec des lacunes et des zones d’inégale abondance. Cette délicate petite graminée aux faux-airs d'Agrostide, autre genre de graminée dont elle se différencie notamment par la présence d'épillets strictement biflores, est une plante du bord des étangs acides qui affectionne les grèves exondées, et caractérise les associations oligotrophes amphibies sur substrat minéral, tout comme les très communs Jonc bulbeux (Juncus bulbosus) et Hydrocolyle vulgaire (Hydrocolyle vulgaris), ou bien encore la Littorelle à une fleur et la Pilulaire, beaucoup plus rares.

Contrairement à ces deux dernières, elle est considérée comme éteinte dans l’ensemble des Pays de la Loire. Dans son Atlas floristique de la Loire-Atlantique et de la Vendée, P. Dupont date la dernière observation de cette espèce en 1975, alors qu'elle était encore répandue en certains endroits quelques années auparavant, et ceci notamment à cause de la pollution des eaux. Elle figure d'ailleurs sur l'annexe I de la Liste Rouge des espèces végétales rares et menacées du Massif Armoricain. En Sarthe, elle ne fut signalée qu’une seule fois, au Grand Etang de Sillé-le-Guillaume (L. Chevallier 1890), à la faveur des basses eaux estivales. Cela fait bien longtemps maintenant que l’étang en question est devenu une base de loisirs très fréquentée l’été (avec tous les modifications inhérentes à ce type d’aménagement), et que le niveau de l’eau, maintenu artificiellement, réduit les chances de la voir réapparaître.