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Fonctionnement et activités

Prospections thématiques et inventaires

Aperçu des milieux naturels du département

Mise à jour : 03.2005


Bergeronnette printanière

 

Un passereau au ventre jaune éclatant posé sur une Reine des prés entonne 2 notes aigrelettes ce 15 mai 1985 à Beillé : telle apparaît la Bergeronnette printanière, hôte caractéristique du domaine prairial. Visiteuse d’été, la Bergeronnette printanière revient en Sarthe à partir de la dernière décade d’avril après une migration en Afrique tropicale. 

Deux sous-espèces se reproduisent  en Sarthe : la sous-espèce type où le mâle a une calotte grise et la sous-espèce flavissima à tête jaune-vert en limite de son aire géographique (Bretagne, Angleterre). Les couples nichent à terre dans les prairies naturelles alluviales de fauche peu après leur arrivée. Les œufs éclosent fin mai, début juin et les jeunes s’envolent fin juin ou plus tard comme ceux de ce couple de Villaines-la-Gonais nourrissant ses jeunes au nid un 6 juillet. Les nichées sont très exposées lors des fenaisons, plus précoces et plus rapides  depuis la mécanisation d’après guerre 1939-1945, détruisent les nids mal protégés. Mais, c’est la transformation des milieux naturels, avec la disparition de nombreuses zones humides, qui est à l’origine de la régression de la Bergeronnette printanière. L’espèce a vu sa distribution se contracter de manière importante en Sarthe : de générale au début du siècle, la carte de l’enquête 1985-1989 montre une répartition aujourd’hui limitée à la vallée de l’Huisne en amont de connerré et à la haute vallée de la Sarthe à Roullée.

En 1985, la population sarthoise comporte une vingtaine de couples répartis sur les prairies de fauche des communes d’Avezé, la Ferté-Bernard, Villaines-la-Gonais, Sceaux-sur-Huisne, Vouvray-sur-Huisne, Boëssé-le-Sec, Beillé, Connerré et Roullée. Depuis le drainage et l’ouverture de ballastières sur les dernières prairies naturelles inondables menacent les populations relictuelles de la Bergeronnette printanière, témoins d’un milieu naturel unique. Seule la prise en compte de ce biotope d’élection peut stopper son déclin définitif.

 

MISE A JOUR 1999 : le fort déclin de la Bergeronnette printanière constaté, pour le XXème siècle, à l’occasion de l’enquête 1985-1989, s’est poursuivi durant la décennie 1990 avec la perte de la moitié des effectifs de l’espèce enregistrée en 1999 sur le principal site de reproduction du département de la Sarthe : la vallée de l’Huisne d’Avezé à Connerré. 7 couples seulement y ont été recensés en 3 stations.