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Prospections thématiques et inventaires

Aperçu des milieux naturels du département

Mise à jour : 03.2005


Héron pourpré

 

D’une taille légèrement inférieure à celle du Héron cendré, le Héron pourpré dispose d’un plumage plus sombre. La forme effilée de son bec et de sa tête dénote sa spécialisation d’oiseau piscivore. Mais l’alimentation du pourpré est variée ; aux poissons s’ajoutent insectes, crustacés, oisillons, grenouilles, micro-mammifères, etc. Migrateur strict, le Héron pourpré arrive d’Afrique dès la dernière décade de mars et début avril (PAILLEY P.) pour nicher en Anjou aux limites de notre département.  

Ce héron habite les étangs entourés d’une roselière importante : c’est dire si les sites favorables potentiels sont peu nombreux en Sarthe. Le nid du Héron pourpré est souvent construit au sein de la roselière, mais des nichées installées dans une saulaie, souvent au milieu d’une colonie de Hérons cendrés, sont régulièrement notées dans la moitié ouest de la France (PETIT P. 1987).

C’est sur un site semblable que, deuxième quinzaine d’août 1987, l’observation d’un jeune emplumé, accompagné d’un adulte très inquiet, a fait penser au déroulement d’une nidification à l’est du Mans. La date trop tardive de ce relevé nécessite une confirmation car les juvéniles du Héron pourpré sont capables de s’éloigner de plus de 100 km de leur lieu de naissance dès la mi-juillet.  

En 1988, pour la deuxième année consécutive, un juvénile est noté sur un site favorable sarthois à la date du 22 juillet. D’autres observations, réalisées en période favorable, sont à considérer avec un intérêt égal : un adulte noté à Pontvallain le 18 mai 1986 et un autre le 1er juin de la même année à Cré-sur-Loir. Si elle s’avérait certaine, la nidification du Héron pourpré en Sarthe constituerait un événement important pour une espèce migratrice vulnérable en forte diminution partout depuis plusieurs dizaines d’années.

Le Héron pourpré est rare à l’échelle nationale avec moins de 1500 couples pour la France entière (YEATMAN L., WALMSLEY J. et BROSSELIN M. 1976).