|

Fonctionnement
et activités

Prospections
thématiques et inventaires

Aperçu
des milieux naturels du département

Mise
à jour : 03.2005
 | |
|
Oiseau migrateur, la
Canepetière arrive dans notre région en mars-avril et repart en
octobre-novembre. Pour l’enquête 1985-1989, quelques observations
exceptionnelles ne permettent pas de préciser avec exactitude le statut actuel
de cette espèce remarquable pour le département : nicheur certain ?
visiteur d’été régulier ou occasionnel ? |

|
|
L’Outarde canepetière
est un oiseau terrestre de la taille d’une poule domestique. Son plumage lui
permet de se confondre avec le sol et sert ainsi son humeur méfiante et très
farouche. L’espèce fréquente
les grandes plaines ouvertes et s’accommode mal de la présence d’arbres.
Elle est originaire des régions sub-désertiques où elle garde ses quartiers
d’hiver dans les steppes herbacées ou arbustives. Son régime alimentaire est
essentiellement végétarien, avec un penchant pour les luzernes, et
partiellement insectivore avec une consommation régulière de sauterelles, de
grillons…L’indice le plus
fréquent de sa présence est un cri « prout » sec et court, émis
à intervalles réguliers, difficile à localiser et ayant une portée d’à
peine 500 mètres. La découverte, en
juin 1986, sur une plaine ouverte à sol calcaire près de Sablé, d’un mâle
chanteur cantonné, observé du 12 au 14 juin, permet de penser que la Canepetière
a probablement niché en Sarthe cette année là. Le poste de chant du mâle ou
"tribune" a été trouvé dans un vaste champ de blé. La tribune
est un emplacement légèrement surélevé sur lequel le sol est piétiné sur
environ 50 x 50cm, totalement dépourvu de végétation et durci par le tassage.
Une femelle a été
notée en avril 1988 sur la même plaine. |
|

|
Pierre Belon,
premier ornithologue français, et sarthois puisque né à Cérans, écrivait en
1555 à propos de l’Outarde canepetière : "il n’y a paysan dans
ce royaume qui ne la sache nommer". Aujourd’hui, la
situation est tout autre. La pression cynégétique (responsable de la
disparition de l’Outarde barbue en France au XIXème), a joué un rôle non négligeable,
-et joue encore dans les quartiers d’hiver, où l’espèce n’est pas encore
protégée- dans la raréfaction ou la disparition de l’Outarde canepetière
de beaucoup de régions françaises.
|
|
La protection accordée
en France depuis 1976, ne semble pas régler tous les problèmes. L’évolution
des techniques culturales n’est certes pas favorable à l’espèce : la
diversité des végétaux et celle des insectes qui composent sont régime
alimentaire sont mises à mal par la monoculture et les traitements pesticides
actuels. Les données
anciennes du département soulignent déjà, la rareté et l’irrégularité
des contacts. La reproduction de l’Outarde canepetière en Bélinois, en
Champagne et en Saosnois, soit sur les terroirs calcaires du département,
semble acquise à la fin du siècle dernier encore avec les données suivantes :
1 femelle
capturée le 7 mars 1874 à St-Gervais-en-Belin, 1 femelle adulte tuée le 31
mars 1883 à St-Gervais-en-Belin également, 1 femelle et un nid de 4 œufs à
Chérancé courant XIXème siècle, 1 femelle tuée 2ème quinzaine
d’avril 1900 entre Marollette et Aillières et 1 adulte tué en mai 1895 à
St-Julien-le-Pauvre / Bernay-en-Champagne.
La découverte de
l’Outarde canepetière en Sarthe au cours de l’enquête 1985-1989 constitue
donc un événement car cette espèce est rare au niveau national.
Espèce
protégée.
|
|