|

Fonctionnement
et activités

Prospections
thématiques et inventaires

Aperçu
des milieux naturels du département

Mise
à jour : 03.2005
 | |
|
Bien
qu’il puisse arriver plus tôt, ce n’est que fin avril ou début mai, que le
Phragmite des joncs se cantonne à son retour d’Afrique. Les populations les
plus à l’ouest de l’Europe hiverneraient essentiellement dans les marais de
l’Ouest africain (Jarry 1982). Ce petit insectivore se reconnaît facilement
à son dos rayé et à son net sourcil blanc. Le mâle chante bien en évidence
au sommet d’un saule ou d’un roseau, et aussi pendant le vol nuptial, en
descendant en "parachute" comme la Fauvette grise ou le Pipit des
arbres. |

|
|
L’espèce se
rencontre peu au centre des grandes phragmitaies inondées, mais plutôt en
bordure de celles-ci, là ou poussent les saules, et où les effectifs peuvent
être importants : plusieurs couples par hectare. On le trouve aussi dans
les prairies humides, comme celles de la vallée de l’Huisne, au bord des rivières,
voire d’un fossé, là ou la végétation lui permet de construire son nid et
de mener à bien la nidification. Il y a en général une seule nichée de 5 à
6 œufs par saison. Dès la fin juillet ou le début août s’amorce la
migration post-nuptiale. |
|

|
Il semble que cet
oiseau soit en diminution dans toute la région. La carte montre bien qu’il
est très peu fréquent et localisé dans les vallées du Loir et de l’Huisne,
où il trouve encore des milieux favorables. Certains Phragmites des joncs,
localisés près d’une petite mare ou dans le fond d’une queue d’étang
inaccessible, ont dû passer inaperçus pendant l’enquête, mais cet oiseau
reste un nicheur très peu abondant dans le département, peut être en partie
à cause des travaux de drainage qui détruisent des lieux favorables, tels les
"vieux fonds humides" où poussent les iris, les joncs, les
carex….
Espèce protégée.
|
|