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Prospections thématiques et inventaires

Aperçu des milieux naturels du département

Mise à jour : 03.2005


Pic cendré

 

De même taille et de même teinte, ou presque, que le Pic vert, le Pic cendré est beaucoup plus farouche. En Sarthe, le Pic cendré semble se confiner au sein des futaies âgées des forêts de feuillus dont les adultes ne s’éloignent guère même si quelques vergers de lisière sont visités, comme à Marigné-Laillé. Sédentaire, il cherche sa subsistance dans les arbres, notamment en hiver lorsque les fourmilières sont inaccessibles. Son régime alimentaire ressemble à celui du Pic vert : fourmis et insectes xylophages.

Le seul indice certain de nidification relevé au cours de l’enquête 1985-1989, concerne une famille de la forêt de Bercé. Le mâle est observé creusant la loge le 16 mai 1988 dans un grand chêne de lisière d’une vieille futaie. Un jeune âgé d’environ 20 jours est présent dans cette même loge le 28 juin 1988. Durant l’enquête, le Pic cendré a été noté à Perseigne, Bercé, Sillé-le-Guillaume et Vibraye La Pierre où il apprécie les vieilles futaies de hêtres et de chênes. Il n’a pu être trouvé à Bonnétable. Dans les vallées humides et les parcs peuvent être rencontrés les jeunes au cours de leur erratisme. En Sarthe, le Pic cendré est rare : peu de couples sont très dispersés sur quelques grands massifs forestiers à l’instar de toute la région des Pays de la Loire qui, avec le site originale de Granlieu, accueille le point le plus méridional sur la façade atlantique de la répartition française de l’espèce. 

Le Parc Naturel Normandie Maine héberge, sur sa partie occidentale une population plus étoffée au sein d’un biotope remarquable de bocage à chênes pédonculés centenaires (Moreau G. 1986). L’espèce dispose, par ailleurs d’une vaste distribution s’étendant à la Russie, à la Sibérie et à la Chine.

Espèce protégée en Sarthe par la faible densité des populations présentes.