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Fonctionnement
et activités

Prospections
thématiques et inventaires

Aperçu
des milieux naturels du département

Mise
à jour : 03.2005
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La
Sterne Pierregarin est souvent confondue avec une mouette. Elle en diffère
pourtant par sa queue fourchue, son front plat, son bec plus fin et ses joues
toujours blanches. C’est elle que l’on voit plonger après un vol
stationnaire, dans une rivière ou un étang, pêchant des alevins de poissons
blancs. Migratrice, la Pierregarin revient en Sarthe à partir d’avril. (Les
populations hivernent essentiellement sur les côtes occidentales de l’Afrique).
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L’espèce niche à terre en colonies, sur les bancs de sable du lit des
cours d’eau ou parfois sur le fond d’une gravière alluviale. Deux ou trois
œufs sont pondus courant mai. Les naissances s’échelonnent en juin et début
juillet. Très vulnérables (bris des œufs, dérangement des couveuses), les
colonies du val de Loire sont protégées des incursions humaines par des arrêtés
de biotope temporaires interdisant la pénétration sur les sites pendant la période
de couvaison et l’élevage des poussins. Très vite après l’envol des
jeunes, fin juillet début août, les Sternes quittent les lieux de
reproduction. Dans notre département, chaque année, quelques couples errent à la
recherche d’un îlot dénudé pour s’y reproduire. Ainsi, une colonie
s’est installée sur l’îlot d’une gravière entre le Lude et Château-du-Loir.
Elle y a prospéré de 1975, avec 2 couples, jusqu’en 1980 avec 7 couples,
pour disparaître à la suite de dérangements en tous genres (TILLY B. 1981).
1989 marque le renouveau de l’espèce dans le département : 4
couples installés sur une autre gravière entre le Lude et la Flèche y ont élevé
5 jeunes. |
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Seuls les aménagements spécifiques à l’espèce : îlots,
plates-formes, pourraient assurer la permanence de la reproduction de la Sterne
Pierregarin dans le département. Durant l’enquête 1985-1989, la fréquentation régulière de l’espèce
se limite au val de Loir et à la basse vallée de la Sarthe entre Pincé et
Sablé-sur-Sarthe. C’est-à-dire les portions de rivières sarthoises les plus
proches de la vallée de la Loire, l’un des sites nationaux les plus
importants pour les populations nicheuses françaises.
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