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Fonctionnement
et activités

Prospections
thématiques et inventaires

Aperçu
des milieux naturels du département

Mise
à jour : 03.2005
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Au plus tôt, c’est dans la
seconde quinzaine d’avril – le 14.04 à Dissé-sous-le-Lude – que le
Torcol se fait remarquer dans le département et presque toujours en lançant
son chant monotone à la cime d’un arbre, dans un jardin ou en lisière de forêt.
Il est de retour de sa zone d’hivernage qui s’étend du sud du Sahara à
l’équateur. Difficile à
observer dans les feuillages naissants, il se comporte un peu comme un pic dont
il est un proche parent. Dès qu’il se sent observé, il reste immobile, la tête
tendue semblable à une branche, impression renforcée par sa couleur de
feuilles mortes. |

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Au delà des sites
forestiers et bocager où il a été signalé comme nicheur possible sur la
carte durant la période d’enquête, il est observé au cours de la migration
de printemps, d’avril à juin, en quelques points du département comme au
Mans en 1988. Par contre, peu d’observations le signalent en migration
post-nuptiale sauf en septembre 1979 à La-Chapelle-aux-Choux et le 12.09.1983
à Saint-Saturnin. S’il est proche
parent des pics, le Torcol ne peut ni grimper à leur manière, ni creuser un
tronc. Nicheur cavernicole, il récupèrera un nid ancien ou un nid qu’il
videra de ses occupants. 7 œufs et plus sont déposés en mai à même le fond
de la cavité qui a été nettoyée de tous les matériaux et sont couvés par
les deux adultes. |
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Les jeunes s’envolent en juin, alors qu’une seconde couvée
peut être déjà en route dans une loge voisine (in P. Geroudet 1973). Aucune
nichée n’a été observée en Sarthe récemment. La rareté du Torcol
risque de s’accentuer avec la localisation de sa nourriture préférée :
les fourmis. Celles-ci sont en effet les victimes des pesticides et des tontes
excessives des talus où elles élisent domicile en zone de bocage.
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L’importante
diminution récente du bocage, des vieux arbres, des prairies permanentes source
de nourriture, a certainement participé au recul du Torcol fourmilier constaté
par rapport au relevé de 1970-1975, recul dont les causes sont probablement à
rechercher aussi sur les quartiers d’hivernage africains de l’espèce.
Espèce
protégée en voie de disparition.
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