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Mais à l’inverse du Petit
Gravelot, l’Hirondelle de rivage n’a pas besoin d’eau aux abords immédiats
du nid pour élever ses poussins, si bien qu’elle colonisait dès le siècle
dernier les carrières de sable de type ancien sur milieu sec où l’espèce a
été retrouvée durant l’enquête comme à Lamnay, Bouër et la
Fresnaye-sur-Chédouet. Après les retours qui s’échelonnent en mars et en avril, d’une
migration effectuée en Afrique orientale, les Hirondelles de rivage
s’installent en colonies pour nicher à l’intérieur de cavités qu’elles
creusent dans les terrains meubles des talus abrupts des sablières en
exploitation. 4 à 6 œufs sont pondus au fond de la cavité dans une chambre
installée à la suite d’un boyau d’accès de longueur variable. Cette couvée
intervient en mai ou en juin, et, pour une seconde nichée, en juillet. Les
colonies regroupent parfois plusieurs dizaines de nids comme à Spay ou à
Aubigné-Racan. |