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Fonctionnement
et activités

Prospections
thématiques et inventaires

Aperçu
des milieux naturels du département

Mise
à jour : 03.2005
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Bocage
à Brives - Courdemanche |
Cultures
et bocage à Sougé-le-Ganelon |
Verger à Ségrie |
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Résultant
des pratiques agricoles anciennes, le bocage était autrefois présent dans
presque tous les secteurs du département, à l’exception des plaines agraires
les plus riches, établies sur les calcaires jurassiques allant de Sablé-sur-Sarthe
à Mamers (Champagne mancelle, Plaine d’Alençon), anciens openfield
embocagés tardivement. Elargissement des pâtures, arrachage des haies,
apparition du tracteur, remembrement, progression des cultures fourragères et
industrielles, obstacle à la rentabilité... telles sont les raisons qui ont
conduit à la régression du bocage depuis le 19ème siècle.
N'oublions pas non plus les méfaits de Ceratocystis ulmi, ce champignon
parasite responsable de la graphiose de l'orme qui a fait disparaître tous ces
magnifiques ormeaux qui émaillaient nos campagnes (transmis par des scolytes,
il s'attaque aux vaisseaux conducteurs de sève brute puis libère une toxine
rapidement fatale pour cet arbre rural traditionnel).
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Il
reste encore de la place, heureusement, pour les autres essences. Que serait
en effet le bocage sans la présence de ces vieux sujets que d'aucuns
appellent têtards, trognes ou touesses...? : les branches principales sont
coupées à la base, permettant ainsi aux nouvelles de former une
couronne.
Le
Châtaignier (chemin à Lavernat et arbre isolé à La Flèche) : espèce
introduite depuis des siècles, naturelle en France qu'en Corse et que dans
quelques points du pourtour méditerranéen, elle a été plantée pour son
bois et pour ses fruits, largement consommés autrefois dans les campagnes.
Patrimoine
inestimable que ce vénérable Chêne creux (Mézières-sur-Ponthouin)
: est-ce le repaire d'une Chouette
chevêche ou le gîte d'hiver d'une colonie de Noctule ? Le tronc
creux rempli de terreau, héberge peut-être les larves d'un coléoptère
rarissime.
La
valeur ornementale des saules traités en têtard (ici, des Saules
blancs) est indéniable. Les branches principales sont coupées à la
base, permettant aux nouvelles branches de former une couronne. Eléments paysagers caractéristiques, isolés ou
alignés en haies, ils jalonnent les prairies alluviales du département.
(Vieux saule isolé près de la Morte Parence à Courceboeufs et têtard
récemment entretenu à Saint-Pierre-du-Lorouër près de la Veuve.
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Haie
vers La Coudre - Mézières-sur-Ponthouin |
Assemblage
irrégulier de pâtures, de parcelles cultivées, de vergers, de bosquets et
d’arbres isolés, le bocage doit son aspect paysager et sa richesse écologique
à la présence des haies qui en font l’attrait. Tout
le monde connaît les bienfaits de la haie : pendant des décennies elle a
procuré du bois, voire même du fourrage (feuilles de saules têtards), ainsi
qu’une multitude de fruits et de baies. Elle sert de refuge pour une faune
sauvage et variée et pour le bétail qui s’y abrite lors des fortes
chaleurs ou des intempéries, et qui contribue à son entretien en broutant le
feuillage se trouvant à sa portée.
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Son rôle
physique est indéniable. La haie est un frein qui s’oppose à l’action du
vent, protégeant les cultures et les corps de ferme, mais aussi à l’action
de l’eau par réduction de l’érosion et du ruissellement (diminution de
l’érosion dans les champs en pente, rétention des fines particules du sol et
de l’eau, ralentissement superficiel permettant à l’eau de s’infiltrer
vers la nappe souterraine, fixation et maintien des berges, limitation des
crues…). Elle joue enfin un rôle épurateur certain, par rétention et
filtration des poussières et des substances polluantes.
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Transition
brutale entre deux milieux différents, par exemple entre un champ et une
prairie, la haie est l’exemple même de l’écotone (zone de contact), plus
riche que les milieux qu’elle sépare car accueillant des espèces inféodées
à chacun d’entre eux, mais également des espèces qui lui sont propres. La
haie, que l’on peut considérer comme une bande boisée, sera donc autant le
refuge d’espèces forestières ou des lisières, que celles des prairies et
des champs. |
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