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Aperçu des milieux naturels du département

Mise à jour : 03.2005


Les mares

 

Mare près de bois Martin - Le Grand Lucé

Disséminées dans notre paysage au sein de forêts, champs, villages…, les mares offrent bien souvent des îlots de diversité non négligeables. Définies par une petite taille et une faible profondeur, d’origine anthropique, creusées pour retenir l’eau de pluie, toutes les mares doivent être entretenues régulièrement afin d’éviter leur comblement. Ce comblement, associé à une relative disparition de l’élevage traditionnel peut devenir préoccupant pour certaines espèces.

 

L’aspect de celles-ci et les espèces qu’elles abritent pourront varier considérablement en fonction du contexte environnant.

Y vivent des espèces animales adaptées au niveau d’eau et ce n’est que par une observation attentive que vous pourrez énumérer l’extraordinaire variété biologique (dytique, sangsues, gerris…).

C’est un milieu très important pour les libellules (permet le développement régulier, ponctuel ou marginal de 50% des espèces françaises) et les amphibiens qui doivent y venir en quête d’un lieu de reproduction. D’ailleurs les comblements de mares, accélérés par la disparition de l’élevage traditionnel au profit des céréales deviennent préoccupant pour les batraciens.

 

L'accouplement chez les libellules est un processus complexe, caractérisé notamment par la formation d'un cœur copulatoire aussi esthétique qu'original. Les oeufs donnent naissance à une larve aquatique qui effectuera 9 à 16 mues pour une durée variant de 2 mois à 5 ans selon les espèces avant d'atteindre le stade adulte. (ci-contre, accouplement chez le Leste verdoyant et l'Agrion jouvencelle)

 

Quelques jours avant l'éclosion, la larve quitte l'eau à plusieurs reprises, s'habituant à la respiration terrestre. Le moment venu, elle s'affranchit définitivement de l'élément liquide et grimpe sur un support végétal puis l'éclosion ou émergence proprement dite à lieu. L'individu adulte ou imago s'extirpe alors progressivement de sa carapace puis terminera sa transformation, laissant sur place sa dépouille larvaire (exuvie). Cette opération, durant laquelle l'individu, incapable d'un quelconque mouvement, vulnérable, dure généralement de quelques minutes à deux heures.

 

Le Crapaud calamite est l’un des plus beau crapaud : il est facilement reconnaissable grâce à sa bande jaune longitudinale présente dorsalement. Bien que peu aimé du grand public, le crapaud est pourtant une espèce utile qui se nourrit d’insectes et de vers. 

Chez les crapauds, les pontes sont en chapelets, contrairement aux grenouilles où elles se présentent sous forme d'amas agglomérés.  

Le Sonneur à ventre jaune est un crapaud de 5 cm de long environ, aisément identifiable par son ventre jaune vif, orné de taches noires. Le dos est brun et couvert de pustules. Lorsqu'il se sent menacé, il se cambre pour ne former plus qu'une boule, laissant apparaître son ventre. Il est actuellement en très grande raréfaction.

 

Le Grèbe Castagneux n’est que peu exigeant en ce qui concerne l’étendue d’eau libre. Par contre, il affectionne les milieux présentant une végétation aquatique abondante.

Présente partout où il y a de l’eau douce, la Poule d’eau recherche sa nourriture en picorant à la surface de l’eau. Le nid est dissimulé sous la végétation, sur l’eau ou sur le sol humide.

 

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Clichés : Jeune libellule (D. POURREAU), Crapaud calamite (B. TILLY), Oeufs de grenouille (R. LEPINAY), Grèbe castagneux (D. POURREAU) et Poule d'eau (R. LEPINAY).

 

 

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