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Aperçu des milieux naturels du département

Mise à jour : 03.2005


Les milieux calcaires

Pelouse calcaire – Aillières-Beauvoir

Lorsque le calcaire affleure et que les pentes fortes limitent les activités agricoles, il se développe des milieux typiques que l’on appelle pelouses calcicoles.

La présence de ces milieux est conditionnée par la géologie, mais aussi par la conjonction d’un climat et d’un passé historique. Ils sont parfois visibles de loin, car ils occupent souvent corniches, buttes, escarpements rocheux et falaises.

 

Les pelouses calcicoles sont des formations végétales basses, siège d’une diversité floristique et faunistique intense. La végétation présente des adaptations à la sécheresse et à la pauvreté du sol. On y trouve des espèces a affinité méridionale et c’est principalement le lieu d’élection des orchidées.

 

Lorsque le tapis végétal évolue, arbres et arbustes s’installent. La quête de la lumière aboutit à une concurrence féroce entre ceux-ci et les espèces herbacées. Si ces dernières ne sont pas aidées par une exploitation du milieu (pâturage), ou par les lapins et chevreuils qui enrayent parfois cette dynamique, elles s’inclineront alors petit à petit puis disparaîtront.

Pelouse calcaire – Villaines-la-Carelle

 

Les Ophrys sont des fleurs à aspect étrange dont le pétale inférieur est transformé en labelle. Celui-ci ressemble à s’y méprendre à une mouche, une araignée ou un bourdon selon l’espèce. C’est ce labelle dit mimétique, ou des substances olfactives qui attirent un insecte déterminé sur la fleur. Celui-ci, espérant un accouplement, repart avec les pollinies qu’il déposera sur une autre plante de la même espèce, assurant ainsi la fécondation de l’Ophrys. Il s’agit ci-dessus de l'Orchis bouffon, de l’Ophrys mouche, de l'Orchis brulé, de l'Ophrys litigieux et de l'Orchis pyramidal.

 

Certains papillons (Argus à gauche et Flambé à droite) sont inféodés à une seule plante ou à un groupe de plantes. La chenille mange les feuilles alors que l’adulte suce le nectar des fleurs. La plante qui sert de nourriture peut être différente entre l’état larvaire et l’état adulte.

 

La Mante religieuse affectionne particulièrement ces milieux, de même que de nombreux autres invertébrés : sauterelles, criquets, grillons...

Le Lézard vert est très friand de ces milieux secs sur lesquels il peut se chauffer à souhait.

 

 

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Clichés : Orchis pyramidal (B. TILLY), Argus (D. POURREAU),

Flambé et Lézard vert (R. LEPINAY) et Mante religieuse (M. PAPIN).

 

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