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Fonctionnement
et activités

Prospections
thématiques et inventaires

Aperçu
des milieux naturels du département

Mise
à jour : 03.2005
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Les
prairies humides alluviales situées dans le lit majeur des rivières sont des zones
naturelles d’expansion des crues qui n’existent que grâce à un
entretien par fauchage ou pâturage. Si celui-ci disparaissait, la dynamique végétale
prendrait le dessus et elles évolueraient alors vers l’établissement d’espèces
ligneuses qui fermeraient le milieu.
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Prairie
alluviale du Loir à l'ouest de Vaas |
Les
prairies alluviales recèlent une faune et une flore riches, d’un grand intérêt
patrimonial. Pour les espèces végétales qui y vivent, la période d’inondation hivernale est indispensable à leur survie. En hiver, ce sont les différentes
crues naturelles qui permettent le maintien des zones humides et des espèces
qui s’y développent. |
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Malheureusement,
la maîtrise artificielle des grands cours d’eau, comme Le Loir, tend à réduire
au maximum ces crues.
Au
printemps, c’est le recul de l’eau qui permet une véritable explosion de la
végétation et notamment des orchidées qui sont souvent les premières à
fleurir dès le début du mois de mai. Ici, cette prairie est dominée par l’Orchis à fleurs lâches et par la Dactylorhize incarnat en moindre mesure.
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Orchis
à fleurs lâches.
Il s’agit ici d’un spécimen blanc, l’espèce étant habituellement rose.
La
Fritillaire pintade
est une espèce très typique. Commune dans les Basses vallées angevines, elle
est très rare dans notre département : seules deux stations sont connues.
C’est une espèce à floraison
précoce, complètement épanouie au 1er avril en général.
L’Ophioglosse
vulgaire
est aussi appelé langue de serpent. Il s’agit d’une petite fougère très
discrète typique des prairies inondées une partie de l’année. Disparu de
nombreuses régions et protégé dans beaucoup d’autre, nous avons encore la
chance d’en connaître un bon nombre de station en Sarthe.
Le
Populage des marais est une sorte de gros bouton d'or à très grosses
feuilles ovales, en cœur à la base et à floraison précoce.
Cette
Cardamine des prés est très commune dans tous les lieux humides. Ses
feuilles inférieures font penser à celles du cresson, d'où le nom populaire
de Cressonnette. De couleur lilas, les fleurs s'épanouissent dès le mois
d'avril.
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Le
bec incurvé vers le bas du Courlis cendré
est un outil parfait pour attraper sa nourriture (vers, mollusques et petits
crustacés). Le nid est construit à même le sol. Haute vallée de la Sarthe et
vallée de l'Huisne sont les derniers secteurs de reproduction de l'espèce dans
le département. |
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Le
Tarier des prés
est un hôte habituel des prairies alluviales où il peut nicher tout en étant
complètement dissimulé dans une touffe d’herbe. Il chasse à l’affût
depuis un perchoir. C’est également un oiseau en régression, rare dans notre
département. |

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La
Bergeronnette printanière est un passereau
remarquable par son ventre jaune éclatant. Le nid est construit dans l’herbe
des prairies alluviales dès le retour de migration ; très vulnérable, il
est souvent détruit par des fenaisons précoces. Seuls quelques sites de la
Haute vallée de la Sarthe et de la vallée de l’Huisne permettent encore à
l’espèce de nicher. |
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Nid de Râle de genêts
eau milieu d'une prairie alluviale en bordure du Loir. |

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Clichés
: Courlis cendré (M. PAPIN), Tarier des prés (R. LEPINAY), Bergeronnette
printanière (D. POURREAU), et oeufs de Râle de genêts (B. TILLY).
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Le Lézard vert
profite des petites zones rocheuses pour s’exposer au soleil.
Ces
pelouses occupent dans notre département une surface
restreinte (calcaire tuffeau dans le sud du département et calcaire
primaire ailleurs). On dénombre plusieurs coteaux, buttes, pelouses,
malheureusement isolées et souvent en cours d’embroussaillement suite à
l’abandon du pâturage et aussi quelques talus, bords de route et de champs,
illustrant la pression agricole sur les milieux naturels, et imposant à la
flore «un refuge sur îlots».
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