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Prospections thématiques et inventaires

Aperçu des milieux naturels du département

Mise à jour : 03.2005


Les cours d'eau (suite)

 

L’Acore vrai n’est pas une plante autochtone mais originaire d’Asie et introduite en Europe il y a fort longtemps. La disposition de ses fleurs en épi en fait une espèce originale. Elle n’est connue que de deux endroits en Sarthe.

 

Le Potamot noueux ou flottant est une espèce rare en Sarthe mais bien représentée dans le Loir où il affectionne les eaux tranquilles.

 

Il n'est pas aisé d'identifier le Souchet long lorsque ce dernier demeure à l'état végétatif. On le croyait rare mais il en fait relativement abondant dans les prairies riveraines du Loir et de la Sarthe où l'on en découvre chaque année de nouvelles populations, lorsque cessent momentanément le fauchage et le pâturage.

 

La Cuscute d’Europe est une plante parasite dépourvue de racine supposée disparue du département il y a encore peu. Elle s’avère en fait être présente tout au long de la Sarthe où elle se sustente en implantant ses suçoirs dans la plante-hôte. L’Ortie et le Houblon sont ses cibles favorites mais non exclusives.

 

Le Houblon est une espèce typique des franges humides à hautes herbes bordant les cours d’eau. Ses propriétés qui en font un ingrédient indispensable à la fabrication de la bière proviennent de la présence de petites glandes aromatiques au niveau des fruits.

 

L'Aulne glutineux ou Vergne est une essence qui possède une résistance remarquable à l'asphyxie par inondation et qui exige des sols constamment alimentés en eau. Cet arbre joue un rôle indéniable dans la fixation des berges par son enracinement.

Le Cirse potager n’est pas une plante très rare dans le département. On la rencontre souvent à proximité des cours d’eau, sur les berges, les prairies et les bois humides alentours.

La Cardère poilue ou Verge-à-pasteur est une plante que l'on rencontre çà et là dans les lieux ombragés du bord des eaux.

La Viorne obier est un arbuste esthétique fréquent le long des cours d'eau ; ses baies sont fort appréciées des oiseaux.

 

Totalement immergée, la Grande Naïade est une plante annuelle présente dans le cour du Loir où elle forme parfois des herbiers denses.

La Renoncule flottante possède un appareil végétatif effilé particulièrement adapté au courant.

 

Quelques hôtes d'exception :

 

Décimée par la pollution généralisée des cours d'eau et des maladies véhiculées par d'autres espèces d'écrevisse non indigènes, l'Ecrevisse à pieds blancs est désormais une espèce protégée, alors qu'elle était encore commune dans nos campagnes il y a quelques décennies. Elle fréquente les ruisseaux rapides aux eaux fraîches, en quête d'une cache dans les fonds graveleux ou pierreux.

Le Brochet est un redoutable carnassier adepte du cannibalisme qui habite également les lacs et les grands étangs. C'est un solitaire qui chasse principalement à l'affût. Appréciant la végétation le long des rives pour mieux se cacher dans l'attente d'une nouvelle proie, le Brochet la recherche aussi lors de la période de frai, s'aventurant même jusque dans les prairies inondées. Les alevins demeurent en effet fixés sur les végétaux en attendant que leurs nageoires se soient développées.

Chassés et piégés à outrance, le Castor d'Europe a bien failli disparaître de France dès la fin du XIXème siècle. La protection in-extremis en 1909 de la centaine d'individus rescapés en basse vallée du Rhône, la réintroduction dès 1950 de petites populations çà et là sur l'ensemble du territoire, puis sa protection totale en 1968 lui ont permis de recoloniser timidement quelques régions. Sa présence dans le département est confirmée en vallée du Loir depuis 2001. Il aura donc fallu près d'un quart de siècle pour que ce charmant rongeur essaime jusqu'en Sarthe, probablement à partir des populations introduites sur la Loire près de Blois entre 1974 et 1976. A quand le retour de la Loutre?

 

 

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