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Aperçu des milieux naturels du département

Mise à jour : 03.2005


Les pelouses humides

Grèves d’étangs, ornières asséchées dans un chemin forestier, jachères humides, gravières exondées, nombreux sont les endroits en Sarthe qui accueillent la flore exposée ci-après, caractérisée par un développement directement corrélé à l’assèchement du milieu, jusqu’à parfois très tard dans la saison. Mal connus, fragmentaires, instables dans le temps et dans l’espace, ces milieux sont plutôt oubliés. Malgré la sous-représentation dans les listes de protection des espèces qui la composent, la flore qui s’y épanouit est pourtant riche de nombreuses espèces à forte valeur patrimoniale.

Dans l’aperçu suivant, nous vous proposons de découvrir quelques aspects de cette flore, sans vouloir entrer dans les détails des structures et du fonctionnement de communautés végétales au demeurant assez complexes.

 

Les pelouses humides sont le lieu d’élection privilégié de nombreux petits joncs annuels. Le Jonc des crapauds est de plus loin le plus répandu, présent souvent en grosses populations, à l’inverse des trois autres, beaucoup plus rares : Jonc capité, Jonc pygmée, Jonc des marais. De physionomie similaire, s’y mêlent les souchets et autres petits scirpes. Le Souchet brun et le Scirpe sétacé acceptent souvent des substrats fangeux ou envasés  (caractère qu’ils partagent avec la Limoselle aquatique).

 

Quant au Souchet jaunâtre, il n’a pour l’instant été décelé que dans trois endroits du département, ce qui en fait une espèce tout aussi rare que le Scirpe ovoïde et que le Scirpe épingle.

 

Les grèves des étangs acides, sur substrat sablonneux, supportent lors du retrait estival des eaux des pelouses dominées par un petit jonc vivace, le Jonc bulbeux, habitué à recouvrir de grandes étendues et qu’accompagne souvent une Ombellifère originale, l’Hydrocotyle des marais. Il n’est pas rare d’y rencontrer le Millepertuis d’eau associé au Scirpe flottant et au Potamot à feuilles de Renouée, trois espèces également capables de se développer de façon totalement aquatique. Le Flûteau fausse-renoncule complète fréquemment cet ensemble, contrairement à la Ludwigie des marais, très peu répandue. A ces espèces vivaces, ajoutons deux petites annuelles, l’Elatine à six étamines, qui ne subsiste plus que dans quelques sites, et la Salicaire pourpier seulement peu commune.

 

 

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