La muraille gallo-romaine du MansLa Sarthe qui recouvre essentiellement la partie orientale de l’ancienne province désignée sous le nom de Haut Maine, est un pays de transition et un carrefour dès l’Antiquité.
Parmi les premiers habitants de ce qui deviendra la Sarthe, on note différentes peuplades dont les Aulerques Cénomans, qui feront de Vindunum leur capitale. Des fouilles ont révélé l’importance et la prospérité de cette ville à l’époque gallo-romaine.
Plus près de nous, le territoire est balayé dès la fin du IIIème siècle par les invasions des Alamans et des Francs. La ville du Mans s’entoure alors de murailles toujours visibles aujourd’hui et magnifiquement conservées.
Le pays subit au Haut Moyen-âge, les nombreux incursions pas toujours pacifiques des Bretons venus de l‘Ouest dès le Vème siècle et des Normands descendus du Nord au IXè siècle.. Entre deux « visites », le territoire connaît des périodes de prospérité.
Convoitée par ses puissants voisins, elle est rattachée à l’Anjou en 1126. Geoffroy le Bel, dit Plantagenêt, épouse au Mans Mathilde, héritière de l’Angleterre et de la Normandie. Ainsi, lorsqu’en 1154 Henri II Plantagenêt monte sur le trône d’Angleterre, le Maine fait partie des possessions anglo-normandes jusqu’à ce que Philippe Auguste reprenne le Maine et le rattache à la couronne de France.
ZoomTransport du marbre à SolesmesAu XIIème siècle, la vie économique se développe, le Mans est une cité prospère. Le réseau de cités que nous connaissons aujourd’hui est à peu près en place dès le XIIIème siècle.
Mais, de nouveaux conflits (la guerre de Cent ans, le soulèvement des protestants) arrêtent cette expansion. La pacification ne revient qu’en 1589, avec la prise du Mans par Henri IV. Le Maine se trouve alors rattaché à la Généralité de Tours.
ZoomForges et fonderies de la Ferté-BernardAprès les terribles pestes du XVIIème siècle, le XVIIIème siècle est marqué par le développement de l’agriculture et de plusieurs industries : le textile tout d’abord (toile de chanvre étamines qui sont notamment exportées vers l’Amérique latine), la métallurgie, la tannerie, la verrerie, la boissellerie et enfin, le marbre de Sablé et les bougies du Mans.
Lorsque les départements sont constitués, en 1790, les Manceaux sont libérés de la tutelle de Tours. La guerre civile éclate et la Sarthe connaît, pendant la Révolution, des jours troublés. Blancs et Bleus s’y affrontent. Les Vendéens sont écrasés au Mans le 10 décembre 1793 mais la chouannerie reste très présente.
Le calme revenu, la révolution agricole s’amorce. En 1810 est construit le premier four à chaux sarthois à Juigné.
ZoomBollée, les débuts de l’automobileParallèlement à l’essor de l’agriculture et du commerce, l’industrie textile ne peut soutenir la concurrence et décline. L’urbanisme témoigne d’une intense activité commerciale. Mamers, Sablé-sur-Sarthe, La Flèche, Saint-Calais se développent. L’activité du rail permet une croissance massive des échanges commerciaux. Au milieu de cette effervescence, la guerre de 1870 est marquée par l’invasion prussienne et la défaite de Chanzy lors de la bataille du Mans en janvier 1871. C’est de cette époque que date la fondation ou l’extension d’entreprises et de groupements industriels : sociétés d’assurances, industries Bollée, établissements Carel.
ZoomLes ateliers Bollée La guerre 1914-1918 marque une rupture mais occasionne un nouveau départ. Le Mans développe de nouvelles industries : Louis Renault y construit des ateliers dès 1936. C’est aussi pendant l’entre-deux-guerres (1923) que la course automobile des 24 Heures du Mans, de renommée mondiale, se développe.
Depuis 1945, de nouvelles industries ont été amenées par la décentralisation économique. Ce développement est à la fois celui du Mans et de tout le tissu rural.
