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24 Heures 2012... et de 11 pour Audi

La 80ème édition des 24 heures du Mans restera dans les mémoires. 11ème victoire d’Audi qui place 4 voitures à l’arrivée, rebondissements en pagaille, année noire pour Henri Pescarolo. Les 24 heures ont encore une fois fait vibrer 240 000 personnes.

Retrouvez le dossier "24 heures 2012" en cliquant ici (infos et photos)

De bout en bout cette semaine, l’Audi hybride R18 e-tron quattro n°1 a été à la fête. Auteur de la pole position André Lotterer et ses accolytes Benoît Tréluyer et Marcel Fässler ont soulevé le trophée dimanche à 15 heures, écrivant une page historique avec la première voiture hybride du palmarès. Mais entre les deux, que d’émotions. Décidemment, la plus belle course d’Endurance du Mans est tout sauf un long fleuve tranquille, même quand on est archi-favori…

Toyota était prêt
toyota_7_2012Car avant de soulever le trophée, les pilotes et leur voiture ont encore une fois offert un beau spectacle aux 240 000 aficionados présents sur le circuit de la Sarthe. ET loin d’êtres de simples figurants en préparation des 24 Heures 2013, le challenger Toyota a fait plus que défendre ses chances.
A 19 heures, samedi, la Toyota TS030 Hybrid était même en tête de la course ! Moment de félicité de courte durée, puisque quelques minutes plus tard Anthony Davidson au volant de la seconte voiture japonaise (n°8) était victime d’un terrible accident, en doublant une Ferrari. C’était le début d’une très longue soirée pour Toyota, qui perdait toute chance après un second accrochage entre la n°7 et l’étrange Nissan Deltawing. Audi reprenait la main pour ne plus la laisser.
Malgré de nombreux faits de course dont la firme d’Ingelstadt n’ était pas épargnée (sortie de piste de la n°3, accrochage de la n°1 avec une Corvette, pannes à répétition pour la n°4, puis sortie violente de la n°2 (en tête à ce moment là), moins de 3 heures avant la fin.
L’équipage vainqueur réalise le doublé finalement, après sa victoire de 2011.
 

Tristesse pour Pescarolo
pesca_17_2012Philosophe, fier mais triste, Henri Pescarolo se tenait droit comme un I au milieu de son stand déserté, dimanche.
La n°16, accidentée le premier soir d’essais, merecredi reconstruite par une équipe ultra motivée, devait partir avec deux pilotes après le forfait de JC Boullion.
C’était sans compter sur une poisse incroyable, qui l’obligeait après une surchauffe du moteur Judd tout neuf au warm up à prendre un départ incertain, pour quelques tours seulement. Ajoutez à cela une colonne de direction récalcitrante et le rideau du stand est tombé bien trop vite, vers 20 heures samedi.
Toutes les énergies et les espoirs se reportaient alors sur la Dome n°17.  Débarrassée en soirée de ses soucis de faisceau électrique, le team retrouvait des couleurs à la nuit tombée, alors que Sébastien Bourdais puis Nicolas Minassian partaient à l’assaut du classement, avec des chronos de 3 :34 ! Mais rapidement, les arrêts au stand allaient s’éterniser. La voiture passait le dernier tiers de la course hors circuit, jusqu’à quelques minutes avant l’arrivée, où la voiture était ressortie du stand pour passer la ligne. Pour l’honneur.



 
 

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